Du Temps

(Duval Mc/ Duval Mc)

J’ai du temps
De temps en temps

On a tous une paire de canines, un menton, des zones érogènes
Au moins quatre cent mille veines et deux reins pour filtrer l’urine
Y’a des jours on a la banane d’autres où l’on a mal à l’âme
Et qu’on sache ou pas balayer le corps est poussière au final
Et notre pensée maximale a fait faner chaque pétale
On passe et pousse nos voisins, on signe des chèques au mental
Alors on vit on voit cette politique sans frein
Est un tapin de la finance à la solde de l’inhumain
Aujourd’hui l’ennemi se cache et détourne en serrant des mains
L’activité quasi-totale d’honnêtes crève-la-faim
Agrippés aux règles si froide: il faut manger le lendemain
La capitulation se brode au fond d’un estomac sans pain
Le liquidateur a sonné la cloche de l’ajustement
Soit structurellement parlant la loi du « Prends ça dans tes dents »
Le bistouri humanitaire n’a plus son effet placebo
La canicule et les tempêtes ont devant elles nos cerveaux
Les caméléons que nous sommes ont-ils abolis leurs aumônes
Où dans les rues de nos métropoles a-t-on placé des bonbonnes
D’un cocktail stimulant de phéromones et de baumes
D’icônes greffés aux ventres dans nos âmes en silicone
On oublie le reste du monde, on met les restes au micro-onde
Et l’on ne pense au tout-puissant que lorsque la foudre nous gronde
Et l’habitude est un ourlet au pantalon de la folie
Est on condamné à parler au panthéon de nos tôlés ?
A la « jolie » un peu beaucoup docilement stoppez pas tout
L’hygiène du sport entre en piste alors accrochez vos genoux
Résistant comme le filament d’une ampoule de 60 watts
Afin de faire enfin le score d’un grand tube à la « C’est la Ouate »
Un Mc de la massilia corporatiste indépendante
Applaudit la tuerie d’auteurs de rap isolés à l’amiante
Avec des semi-jeux de mots dits en guise d’automatique
Décollage d’hélico mieux que ta dînette conique
Abordons la tornade en vol en écoutant le ménestrel
Au-delà de la rue Crimée où y’a pas trop d’étoile au sol
Il marche handicapé de charme avec une honte en escorte
En revoyant les pas de boxes d’une épaule qui s’écarte
Avec une force morale au dessus de mes phrases vaines
Afin de supporter le poids d’une cascade sur mes lobes
Infinie de cette vérité transcendantale et sereine
Accomplie pour les siècles des siècles en des millions de syllabes
Les prophéties nous connaissent il n’y a qu’une seule rengaine
Elle est au fond de notre abîme dissimulée en nous mêmes
Donnez-moi des latitudes pour inquiéter vos façades
Arrachées par ce vent maudit qui fait trop taffer la Cimade
A l’appétit soporifique d’une lessive mentale
On donne des grands coups de pelles au milieu de grands bouts de tôles

Au delà des machines à boire et des acrobates aux manettes
Un rien de pluie fine est tombée sur le rebord de mon enquête
Applaudissez vos oniriques impressions le temps n’est pas
Ne tardez pas hésitez peu allez soldats n’attendez plus
Mais ce qui tranche en moi l’honneur et la dignité capitaine
C’est qu’au mépris de la vague le hors-bord a fait des clones
Et de mon droit le plus viscéral et plein de vertus orales
L’ouverture abdominale est à l’islam originel
A raison d’oraison funèbres pour mes errances passées
A la surface des ténèbres voulant me tenir assis
La calamité de l’alcool et l’habitude d’entrer là
Ont coulé dans cette lecture et le voeux de mieux s’engrainer
Avec les cramés de la vie perçant mes tempes de canifs
Et de si brefs attentats que muettes sont restées nos griffes
A la vision des méthadonés anonymes d’ici bas
Je revois tomber le débat au ras des tocs et des barrettes
Et qu’on m’entende à travers sol ou qu’on me trame le combat
Moi je resterai ce jeune homme taillant du shit en cachette
Aussi vrai que le temps n’a pas cette réalité concrète
Et que l’aiguille de la vie quand la nuit tombe reste muette
C’est à chaque instant l’instant de sentir, si Dieu veut
Quatre cent cinquante milliards de tonnes d’amour
Puissance 13

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